Vendredi 11 mars 2011 5 11 /03 /Mars /2011 12:12

Un voile de ténèbres aussi lourd qu’épais se leva lentement de l’esprit de Lotthar. Au travers de ses paupières fermées il pouvait percevoir le soleil qui essayait vainement de le tirer de sa torpeur. Il savait que les rayons de lumières allaient l’éblouir mais il essaya néanmoins d’entrouvrir les yeux : des larmes lui vinrent alors que l’astre agressait ses pupilles. Ses paupières frémirent alors qu’il se forçait à les ouvrir et il se tourna finalement sur le coté pour se protéger. Couché sur le ventre, face tournée vers le sable à l’ombre de son propre corps, le citoyen parvint finalement à ouvrir les yeux : du sable, encore et toujours du sable. Lotthar partit d’un rire de dément… il avait survécu à sa terreur, les zombies, la destruction, le Chaos n’avait été qu’un autre cauchemar, une autre chimère corrompue par le désert. Il se laissa glisser sur le dos et regarda le ciel, un corbeau passa en croassant… la journée s’annonçait belle.

 

Le citoyen ramena sa cape sur son torse, les morceaux de chair dont elle était incrustée puaient a des kilomètres à la ronde mais Lotthar n’en avait cure, il était en vie s’était le principal. Il glissa sa main dans son sac à dos et un *cling* il arracha un nouveau sourire de satisfaction : ils étaient toujours là. L’homme se leva lentement en étirant ses muscles endoloris, il mesurait un mètre soixante dix environ et sa carrure moins impressionnante que celle d’un gardien le prédisposait vraiment à son rôle d’éclaireur. La capuche de sa cape cachait l’essentiel de sa tête mais un observateur attentif pouvait deviner un visage dur et buriné par les vents du désert. Le regard froid du citoyen était comme deux abîmes de pure folie, pourtant, Lotthar était un calculateur, un homme qui ne faisait rien au hasard, loin des déments qui déambulait dans certaines villes.

 

Il avisa longuement la zone dans laquelle il se trouvait, la ville n’était qu’à quelques kilomètres et il n’allait pas tarder à s’y rendre. Mais alors qu’il allait se mettre en route un frottement caractéristique lui fit tirer ses deux armes préférés : une paire de masse qu’il avait trouvée dans une ruine de centre commercial. Il fit un demi-tour pesant comme il était alourdit par les marteau jumeaux et se trouva confronté à quatre zombies !

 

Le premier était si proche que Lotthar se demanda comment il ne les avait pas entendus arriver. La créature posa une main pourrissante sur l’épaule du citoyen qui fit un pas en arrière et fit décrire à sa masse droite un arc de cercle mortel. Le métal rencontra la tête du putride, elle explosa comme un melon trop mur projetant une pluie d’os et de cervelle décomposée dans toutes les directions. L’homme toisa ses adversaires alors que le corps du premier zombie s’affalait lentement au sol, les trois autres se balançaient lentement comme attendant une opportunité. Finalement ils se jetèrent sur lui… le premier fut percuté de plein fouet par une des masses qui lui écrasa la cage thoracique. Un craquement sinistre suivit d’un bruit de chair broyée firent comprendre à Lotthar qu’il avait fracassé les cotes et broyé le cœur pourrissant. Le deuxième putride reçu l’autre masse dans la mâchoire inférieure. Le mouvement ascendant du citoyen disloqua l’ensemble, fit voler en éclat les fosses nasales ainsi que les orbites si bien que la tête fut coupée en deux. Ce qui restait de la cervelle coula doucement de la boite crânienne produisant un bruit de sucions abominable. Le troisième zombie était presque sur le citoyen quand celui-ci arracha sa première masse de la poitrine du premier putride. Lotthar poussa un hurlement de défis mêlé de satisfaction alors qu’il avisait de la trajectoire des deux masses d’acier : Le putride, emporté par son élan, ne vit pas venir les deux armes qui prirent sa tête en étaux. La boité crânienne implosa, broyé par la puissance des impacts. Le citoyen fut éclaboussé d’humeurs visqueuses, de morceaux d’os, de chair et de tout ce qui peut être trouvé dans un zombie. Il s’épousseta vaguement, posa ses masses sur ses épaules et se mit en marche vers la ville en sifflotant… le massacre s’annonçait bon… le spectacle pouvait commencer.

Par Morty - Publié dans : second cycle
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Vendredi 11 mars 2011 5 11 /03 /Mars /2011 09:36

Minuit moins dix, les défenses du Rampart Sanglant étaient en place, Trogg regardait avec fierté la collection de putrides accroché dans les barbelés et les divers systèmes à pieux et à pointes qu’il avait lui-même mis en place.

 

Ces pièges aussi meurtriers qu’ingénieux leur permettaient de tenir contre les zombies depuis plus de trois semaines. Le chef de la ville était confiant, il monta sur le toit de la tour de guet et s’alluma une clope en scrutait les environs : les putrides étaient déjà là mais l’assaut ne débuterait pas avant une dizaine de minutes. Cela faisait longtemps maintenant qu’il organisait des villes et jamais il n’avait été déçu de l’énergie investie dans ses entreprises. Le filet bleuté de la fumée glissa dans l’infinie du désert, le citoyen tira une longue bouffée en pensant à ce qu’il avait perdu dans cette guerre interminable contre la mort et la folie. Plus de famille, des amis qui disparaissaient aux grés de leurs imprudences ou de des limites de leur volonté, des hommes et des femmes qu’il avait du faire pendre pour le bien de la communauté… Et ce désert qui n’en finissait pas, ces zombies toujours plus affamé…

Trogg n’en pouvait plus, il en avait vraiment assez de diriger des villes qui finissaient toujours de la même façon : détruite par ces saloperies de morts vivants ou disloquées de l’intérieure par des citoyens ayant sombré dans la folie… Durant la dernière ville il avait vu un groupe de gars tuer une gamine pour la manger… Des vivants, comme lui et comme n’importe qui entre ces murs… La faim les tenaillaient depuis des jours et ils avaient finit par décréter que ceux qui ne pouvaient se défendre seraient sacrifiés. Ils avaient fait main basse sur les armes stockées en banque et avaient menacé quiconque se mettrait en travers de leur chemin d’ajouter leur barbaque au festin. Trogg avait malgré tout voulu s’interposer et il avait récolté une pile plantée dans l’épaule et une belle estafilade à la cuisse. Il avait néanmoins broyé un cou ce qui lui avait valu le respect craintif de ses agresseurs et la vie sauve. Il n’avait cependant pas pu empêcher les brutes de mettre en pratique leur décret et les trois gamins que la ville protégeait depuis presque 25 jours furent servit au diner.

Trogg ne voulait plus jamais revoir ça, il ne voulait plus entendre les larmes de terreur, les rires de démence, les cris de douleur et les bruits de mastication… Un des gars n’avait même pas attendu de les cuire et avait mordu directement dans la chair encore chaude… presque palpitante. Trogg n’avait pas pu en regarder d’avantage, il avait pleuré… lui qui ne s’émouvait de rien avait versé une larme devant la communauté et avait sangloté comme un enfant dans sa tente.  Le visage implorant de la gamine hantait ses nuits et lui arrachait des hurlements nocturnes.

 

Le survivant tira une longue bouffé de sa cigarette, sorti une petite flasque de sa poche, porta le goulot à ses lèvres et laissa le liquide couler dans sa bouche, brulant sa gorge et son estomac. Le breuvage, un mélange d'alcool et de café, provoqua en lui une onde de choc qui lui arracha un long frissonnement. Son regard porta loin dans le désert dans la légion de zombies qui se pressait à ses portes... et là, parmi les orbites vident, son regard croisa celui bleu pâle, vide, de la jeune fille qui hantait ses nuits!

Elle l'avait poursuivit, elle était là pour lui, pour lui arracher les tripes et dévorer sa chair, pour lui faire payer le fait qu'il n'avait pas su la protéger... Le chef de ville n'entendit pas les hurlements d'alerte des sentinelles et il faillit tomber de son perchoir. L'assaut commençait et il ne parvenait pas à quitter des yeux le petit corps qui avançait, claudiquant, vers les remparts... une bouteille lui fut adroitement lancer dans les jambes. Le Chef de ville baissa les yeux vers Lars -son bras droit- qui le ramena à la réalité :

- Trogg!! Réveille-toi vieux, ils attaquent et on a besoin de toi pour coordonner les défenses...

L'homme regarda à nouveau là ou la fillette se trouvait... elle avait bien évidement disparu mais l'oppression de son regard ne le quittait pas : elle avançait vers lui, elle savait ou venir le chercher et lui ne savait pas où elle était. Trogg frappa dans ses mains comme pour conjurer la malédiction et sauta au bas de la tour en hurlant ses ordres... ils ne devaient pas entrer... elle ne devait pas entrer...

A peine fut il au sol que les vieux automatismes reprirent le dessus sur la terreur de la situation :

- Les lanceurs de bombes à eau sur les tourelles! Les équipes de la perforatrice et du lance briques prenez vos places! Les appâts vivants dans la fausse ville! Placez les renforts de murailles au niveau des points faibles! Allez les gars ont se remuent...

Déjà les premiers putrides étaient tombés sous les coups des différentes armes misent en place et de nouveaux cadavres ambulants s'accrochaient déjà aux côtés de leur camarades sur les barbelés ou dans les fosses à pieux. Les eaux des douves bouillonnaient de cadavres en pleine dissolution et les claquements des panneaux du sanibroyeurs battaient en rythme aux miaulements des scies hurlantes.

Les armes et systèmes de défenses jouaient l'hymne de mort, la seule musique à laquelle l'âme des citoyens sonnait encore. Le Chef de ville regardait avec quelle aisance les lames circulaires tranchaient les corps quand son regard croisa à nouveau celui bleu pâle, vide, de la jeune citoyenne morte... il ne put réprimer un glapissement de terreur quand il entendit le claquement sec de l'arrêt les scies hurlantes. Il se tourna juste à temps pour voir que les systèmes étaient bloqués par l'amoncellement de corps, comme si les putrides se suicidaient en masse pour ouvrir un passage dans les défenses pour la parodie de gamine.

- Les bombes à eau! Hurla Trogg à pleins poumons.

Aussitôt une pluie de sac bleuté s'abattit sur la marée de morts et aux éclaboussures d'eau se mêlèrent bientôt des explosions de chairs pourrit. La cohue conjuguée au feu d'artifice de viscères fit à nouveau perdre de vu au Chef de ville sa Némésis. Il se précipita en haut de la tour de guet à la recherche des yeux bleus pâles, vides, mais il ne vit rien d'autre que le grouillement épouvantable de la multitude claudicante qui périssait à nouveau aux portes de la ville.

 

Son cœur se serra quand les voix de ses camarades lui apprirent que les munitions s'épuisaient... la marée de morts avait diminuée en intensité certes, mais il ne les voyait pas refluer... les appâts vivants rentrèrent faire leur rapport : une bonne partie des attaquants étaient perdu entre les murs de la fausse ville et l'assaut des putrides se désorganisait progressivement.

Les nouvelles étaient bonnes mais Trogg n'en croyait pas ses oreilles... un mauvais pressentiment était né au creux de ses entrailles au moment ou il avait croisé le regard bleu pâle, vide. Il regroupa néanmoins les survivants autour de la tour de guet et ses camarades les plus fidèles montèrent avec lui pour évaluer la situation :

L'assaut de la horde avait diminué de deux tiers mais les putrides refusaient de refluer... les citoyens ne comprenaient pas cet acharnement inhabituel... mais finalement elle se montra : les yeux vides, les yeux bleus pâles. La peau de la jeune citoyenne pendait mollement de sa mâchoire inférieure là ou la chair avait pourrit et un gros trou ornait son flan droit. « Là ou les gars avaient prélevé les premières livres de chaire », pensa Trogg. Un long frisson lui glaça le dos et il ne put réprimer un claquement de dents quand elle s'adressa à lui d'une voix grinçante :

- Je suis venu pour toi... lui lança-t-elle. Son regard, une braise bleue glaciale, flamboya d'une lueur malsaine. J'arracherais ton cœur palpitant et le dévorerais devant tes yeux...

Avant même que ses camarades ne se tournent vers lui, la raison de Trogg bascula dans l'abîme de la folie quand il vit ce que sa Némésis avait apportée avec elle : Les putrides qui l'entouraient s'avancèrent, formèrent des rangs serrés et semblèrent se fondre les uns dans les autres... ils se liquéfièrent en une soupe informe de chair et d'os putréfiés... qui bientôt s'anima de pulsations et de vibrations obscènes. Une forme immense... vaguement humanoïde en émergea lentement... très lentement... trop...

 

La forme paru hésité et s’effondra sur elle-même. La surface lisse se déchira alors qu’elle était animée de flottements… elle se mit à enfler et à se modeler pour prendre la forme d’un monstrueux crane palpitant et dégoulinant d’humeurs aussi visqueuses que puantes. Les rondeurs des pommettes ainsi que les courbes étaient formée par des entrelacs de membres, jambes et bras. Les dents étaient des têtes de zombies hurlantes derrière lesquelles une langue gélatineuse d’organes putréfiés s’agitait au rythme des borborygmes de la chose. Ses orbites étaient constituées de membres à la chair exposé, deux énormes bulles de sang constituaient les globes oculaires de la tête émergeante du sol.

Les zombies apparaissaient à la surface de la monstrueuse apparition, comme nageant dans la substance qu’ils constituaient de leur corps et de leur chaire pourrissante. Des pseudopodes fouettaient l’air, griffaient le sol et faisaient lentement ramper la chose vers les remparts de la ville et les quelques citoyens encore lucides.

Comme si le summum de la terreur n’était pas encore atteint, le cauchemar rampant ouvrit la bouche et une haleine de mort se déversa au gré du vent. Une poigné de survivant s’évanouit ramenant le nombre de lucide à moins d’une dizaine… ceux là iraient jusqu’au bout de la folie qui se déchainaient devant la ville. Un bruissement monta lentement de la cavité putride, un son qui rappelait une myriade de crabe courant sur la pierre…

Trogg laissa échapper un gémissement en voyant la légion d’araignes courir vers les murs d’enceinte, mais les arthropodes n’avaient rien de normal. Ils étaient faits de chair et d’os, de tendons et d’organes palpitant de malice et de venin… Certains étaient pourvus de plusieurs petits yeux, d’autre d’un gros globe miroitant, tourné vers les quelques citoyens qui, accrochés aux remparts, hurlaient leur incompréhension.

Le chef de ville était seul, prisonnier de son esprit au prise de ses affres… ce n’était pas réel, ce n’était pas possible lui hurlait sa raison… mais au plus profond de son cœur une autre voix lui hurlait que dans ce monde de mort et de non mort, là ou le destin se jouait de ce qui était autrefois possible… la normalité n’avait plus court.

Trogg n’avait plus de repères, plus rien n’était comme avant et là, perdu dans les replis de ses angoisses, de l’horreur et de l’épouvante, il ne pu s’empêcher de se dire que c’était ça… la nouvelle réalité. Du reste de l’attaque il ne perçu presque rien, à peine le bruissement affolant de la marré d’arthropodes de chair, il ne ressentit presque pas l’onde de choc de l’impact entre le crane et les remparts. Ni le bruit des murs qui se fracassent ni celui de la chair dévorée encore vivante ne le firent frémir… la petite fille lui posa une main décharnée sur l’épaule tandis que des araignées lui dévoraient les jambes, le ventre… Il vit la main plonger vers son cœur et ses yeux se fermèrent sur l’image du muscle palpitant dans la petite main infantile…

Lotthar reprit sa forme d’origine et regarda le cœur dont les frémissements de vie se faisaient de plus en plus ténus… sa puissance et les possibilités de terreur l’émerveillaient… son regard malveillant balaya les ruines de la ville tandis qu’il se délectait des hurlements de ceux que la mort prenait… La mastication de la chair palpitante, les muscles qui se déchirent, les tendons qui claquent et les os qui craquent… le tout mêlés aux gémissements, aux cris… aux larmes. L’horreur née de la folie, la terreur née des phobies les plus folles que Lotthar avait puisé dans les esprits apeurés des citoyens. Le fils du Chaos parti d’un rire dément… il avait hâte de faire hurler le Chaman au son de ses propres angoisses…

Par Morty - Publié dans : second cycle
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Jeudi 28 octobre 2010 4 28 /10 /Oct /2010 14:56

mutilated_corpse.jpg

 


Minuit moins dix, ça fait un peu plus de trois semaines qu’on survit comme on peut dans les restes de notre ville… enfin de notre taudis géant aménagé…


Nan parce qu’il faut bien le dire : trente tentes et constructions éparses, une zone de stockage, une potence, le tout ceinturé de remparts et de systèmes de défenses plus ou moins expérimentaux je ne suis pas sur qu’on puisse appeler ça une ville… En fait c’est plus une décharge, parce que les trois quart de mes comparses sont des déchets moraux ou mentaux… voir les deux.

 

Clairement, dans dix minutes c’est la fin.

 

Ils vont venir, se faire massacrer en règles mais le surnombre devrait leur permettre de traverser tout le fatras dévastateur qu’on leur sert tous les soirs. Il va y avoir un massacre de morts, puis une extermination de vivants… Je pense que la grande majorité de mes collègues ne sentiront pas grand-chose… quand je regarde Marvin qui bave depuis hier en bouffant du sable…


Max est juste derrière un point qu’il pense faible dans les murailles, il espère qu’elles vont l’écraser en s’effondrant… mais je sais qu’il se fera déchirer la gueule comme cette conne de Marta la semaine dernière. Elle qui prenait un malin plaisir à faire peur aux portiers à rentrer en derniers s’est trouvée toute bête quand le système automatique l’a enfermé. On a bien rigolé à la voir courir autour de la ville pour essayer de rentrer… et on a encore plus rit quand ils lui sont tombé dessus…

 

On a rit parce qu’on est tout barré je pense…

 

*CLANG*

 

Minuit ? Déjà ?... Bon… A partir du moment où l’attaque commence j’ai environ 20 claquement devant moi… après c’est le silence.

 

*CLANG*

 

Je n’aime pas le silence… et je n’ai pas envie de baver des humeurs visqueuses en cherchant un vivant à bouffer… il faut que je le rejoigne avant le dernier claquement.

 

*CLANG*

 

Mais j’ai quand même envie de profiter du spectacle… une poigné de mes collègues est encore à peu près lucide… ils vont se battre je pense… au non d’un truck là… « L’espoir » je crois bien.

 

*CLANG*

 

Moi de l’espoir je n’en ai plus depuis que j’ai du me résoudre à enterrer vivant mon propre frère… J’ai aussi empalé une de mes sœurs sur un pieu à l’entré de notre taudis pour qu'elle arrete d'essayer de me bouffer... je me souviens plus trop de ce que j’ai fait du reste de ma famille… je me demande si on pas finis de manger Tom, mon fils, y’a deux jours.

 

*CLANG*

 

Les remparts vibrent, y’a des renforts qui se craquèlent dans tous les sens… les quelques rivets que j’avais trouvé au début sautent comme des bouchons de champagnes… un peu comme la tête du vieux Jo quand il s’est loupé avec le coupe-coupe y’a deux jours.

 

*CLANG*… *CRAAAAAAC*

 

A ben voilà… c’est fait, ils sont là… je me suis faufilé jusqu’aux portes pour admirer le carnage… ha y’en a un qui m’a vu… j’attrape une barre de métal qui traine à mes pieds dans le bordel hallucinant…

 

*CLANG* - *SPLARTCH*

 

Sa tête a éclaté comme un fruit trop mûre… sa cervelle est éparpillée devant moi… j’ai le gout de son sang putride sur la langue… et des morceaux de sa boite crânienne dans la bouche. Elle a quand même euh le temps de me chopper le cou… c’était une nana… du moins ce qu’il en restait… son dernier baiser de mort va m’entrainer dans le chaos… il en est pas question… faut que j’y arrive…

 

*CLANG*

 

C’est trop, les gars se sont retranchés dans la banque mais ils ne vont pas tenir longtemps…y’a une des nanas qui vient de se faire chopper… ils ont faim… ils… *gargouille* viennent de lui arracher le ventre… elle qui disait qu’elle mettait toujours du cœur à l’ouvrage pour faire la cuisine dans la ville… les putrides viennent de lui donner crédit.

 

*CLANG*

 

*gargouille*… ils y sont tous passé… les putrides m’ont… m’ont vu… ils s’approchent… je dois l’atteindre…je…je…*gargouille*…j*CLANG*

Par Morty - Publié dans : second cycle
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Lundi 18 octobre 2010 1 18 /10 /Oct /2010 14:34

BigM regardait la lune. L’astre couleur ivoire le surplombait de toute sa majesté… sa beauté avait toujours émue le jeune homme et aujourd’hui encore il ne dérogerait pas à la règle de sa propre sensibilité : une perle naquit au coin de l’œil du gardien. Il ferma la paupière, elle glissa le long de sa joue, roula jusqu’à la commissure de ses lèvres et poursuivit sa route vers son cou.

 

Il était tard, la horde était déjà repartit et les quelques trainards dissuadaient encore les groupes de citoyens de quitter la ville. Le Chaman était perché en haut de la tour de guet, une vieille tasse ébréchée emplie d’un café brulant à la main.

 

Il observait le désert.

 

L’étendue de sable couleur d’os était aussi froide que belle… le gardien avait perdu le compte de ses années d’errance… il lui était quasiment impossible de déterminer avec certitude depuis combien de temps les zombies avaient pris possession du monde. Il se souvenait vaguement des premiers jours, de la peur, de la terreur, de l’errance, de la perte progressive d’espoir. Il regarda pensivement le liquide noir fumant, pensant qu’à cette époque son esprit était comme ce café : obscure, opaque, sans fond.

 

Il avait vite appris que la mort ne faisait plus partie des luxes de l’humanité, que la souffrance morale était son quotidien. Bientôt chacun avait appris que la douleur ne mettait plus terme à rien… elle n’était qu’une étape, un moyen de passer le relais… Les hommes ne mourraient plus, ils essayaient pathétiquement de survivre, souffraient, hurlaient, s’évanouissaient pour mieux se relever et recommencer.

 

L’immortalité avait un gout métallique de sang, un gout salé de larmes, un gout amer de terreur. Survivre était devenu la priorité, la moralité une entrave a cette priorité… si les humains n’étaient pas redevenus des animaux c’est parce que l’évolution ne leur permettait pas… pas tout de suite du moins. Ce que la nature avait mis des millions d’années à concevoir et a enfanter ne pouvait être défais en quelques années… mais l’attitude de certains menait l’homme vers la déchéance morale… le physique ne tarderait pas à suivre le rythme.

 

A quelle échéance pensait le gardien ?

 

Il baissa les yeux, vit la folie éclairer le regard d’un de ses camarades d’infortune. Il décrypta les gestes, les grognements, les pas à demi-refoulés, les envies… Il se laissa tomber sur un dos dont les os craquèrent sinistrement, l’homme allait violer… il tenterait certainement à nouveau, mais pas dans cette ville.

 

Avant même que la jeune femme ne tente de remercier le gardien, celui-ci avait déjà disparu entre les abris délabrés de la ville. BigM regarda à nouveau la lune dont l’éclat glaciale ressemblait à de l’ironie…

Le Chaman réprima un frisson ou se mélangèrent colère, rancœur, tristesse… ses pas le menèrent entre les ombres… il se mêla doucement aux ténèbres et se laissa lentement avaler par elles…

Par Morty - Publié dans : second cycle
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Mercredi 22 septembre 2010 3 22 /09 /Sep /2010 17:28

Loin parmi les dunes arides,

Ils foulent le désert infini.

Leur corps décharné et putride

Réclame le sacrifice de nos vies.

 

Mâchoires ruisselantes,

Il cherche la chair fraiche.

Ils sont la mort grognante,

Les agents d’un destin revêche.

 

J’en appel à ta bienveillance,

Pour combattre les morts impies.

J’implore à genoux ta clémence,

Pour contrer leur funeste envie.

 

Repousser encore nos funérailles

Eparpiller leurs organes fétides.

Faire exploser leurs entrailles.

Vaincre ces monstres avides.

 

J’appel les eaux tumultueuses

Pour effacer ces erreurs du passé.

Contre les sbires de la faucheuse,

Entendez l’appel des initiés…

Par Morty - Publié dans : second cycle
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  • : Des aventures romancées issus d'un jeu communautaire. Vous trouverez ici du très glauque voir parfois malsain, mais il y a aussi de l'espoir... un monde post apocalyptique ou règne la folie, où l'homme essaye de survivre...
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